Et il n'est point besoin que les personnes à qui nous transmettons nos témoins aient des liens de consanguinité avec nous. Point besoin n'est qu'elles soient de notre tribu, notre pays ou notre race. Ce qui est important, ce n’est pas l’ADN biologique mais plutôt l’ADN moral, culturel ou spirituel. C'est combien de personnes ont été par nous, inspirées, aidées, guidées ou formées pour la vie future. Ou autrement dit: combien de descendants, d'héritiers nous avons mis sur piste avant que nous ne perdions les moyens physiques d'agir dans notre vie d'aujourd'hui.

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Notre existence personnelle et individuelle commence le jour de la rencontre d’un groupe de spermatozoïdes avec un ovule, c’est à ce moment précis que la Vie peut choisir de venir habiter le jeune embryon à peine existant. De cette union entre l’Existant biologique et la Vie naît l’Homme. Il est équipé d'une Âme.

La Vie est Esprit et l’Existant biologique est de chair, d’os et de sang. C’est ensemble qu’ils peuvent jouer le rôle qui leur est dévolu dans l’Espace et le Temps. Les grandes lignes de la mission et la feuille de route sont donc inscrites (ou écrites) dans l'âme. Il faudra donc que l'homme apprenne à lire et
décoder.
L’Homme est ainsi responsable de la bonne gestion de la vie et du corps biologique qui lui sont confiés. Il ne vient pas à la vie pour rien, ce n'est pas un touriste dans l'Espace. Il
doit assumer des responsabilités et agir en respectant des règles et ce dans le temps qui lui sera imparti. Il doit connaître sa mission et assurer la coordination des interactions avec la Vie, le corps, les autres hommes ou Espèces et l’Espace.
C’est seulement une fois la mission de l’Homme accomplie, que la Vie quitte le corps de l’Existant, ce que nous appelons la mort ou la transformation de l’Existant biologique en autre chose.

Mais ce n’est pas fini pour autant, car l’Homme (son Âme) doit aussitôt personnellement rendre des comptes en très haut lieu sur la gestion et l’utilisation de la Vie et du corps qui lui ont été confiés.
Je suspecte que c'est à l'issu de ce dernier jugement que le Jury décide. Vient ensuite la sentence tant attendue qui détermine le climat (extrêmement chaud ou tempéré) du prochain lieu d’affectation de l’ancien homme dans sa mort certaine ou dans sa vie flambant neuve.

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 -      Vous Madame Maria MFOA, acceptez-vous de prendre les enfants [citant tous les prénoms] comme faisant partie de votre famille pour toute la durée du contrat qui va vous lier, de les respecter, de leur enseigner les valeurs et les règles de vie dans le respect du code de la famille en vigueur dans notre pays ? 
-      Maria MFOA répondit  oui, les yeux pleins de larmes.
​ -      Au nom de la loi, je vous déclare enfants et parent, et je vous souhaite une heureuse vie commune. Euh, vous pouvez vous embrassez !
Maria avait été violée par une forme de vie. Elle devait donner la vie quelques mois plus tard des suites de ces actes odieux et barbares dont plusieurs de ses congénères avaient été des victimes innocentes, silencieuses  et secrètes dans la ville des Mfoa et dans le reste du pays.
Maria voulait  que ses violeurs reconnaissent la sauvagerie et la cruauté de leurs actes et lui demandent pardon à elle pour que ce soit elle qui leur pardonne...

​ Comme Maria, l'Afrique avait été séquestrée, violée (et ce n'est pas une histoire belge) et torturée pendant des siècles. De ces viols à répétition étaient nées des républiques malformées et malades. Les nombreux violeurs avaient refusé de reconnaître leur paternité honteuse en dépit du fait que leur salive et leur sang étaient encore visibles partout.

Il n'y avait bas besoin d'analyses ADN compliquées pour voir la preuve de leurs actes délictueux. …

Tante Annick avait scrupuleusement veillé à ce que tous ses petits protégés ne manquent de rien et que la coordination des différentes activités de la maison soit sans faille.

C'était une manager de génie. Elle était la gardienne.

Elle leur enseignait les règles de vie qu’on n’apprend pas dans la rue, ni même à l'école. Elle leur racontait le terrible code de la navigation dans la pyramide de Maslow. Elle leur parlait pendant de longues heures de sa différenciation à elle entre les besoins, les envies et les aspirations de l'être humain et sa façon de les gérer.

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Par nature et en général, l'homme a peur de l'inconnu, peur de l'étranger, peur de la mort.

Mais en fait, la vie ne s'arrête pas avec la mort car la vie se transmet.

Quand nous grandissons, nous apprenons des choses, nous acquérons de l'expérience, nous faisons des projets que nos enfants et nos petits-enfants perpétuent dans le temps. Nous leur transmettons l'envi, l'éducation, le savoir-faire, le manuel de vie en signe de continuité de notre propre vie. Nous impactons ainsi le monde présent á venir. Et bien mieux encore nous fabriquons le futur "passé", le CV de ces jeunes qui sera un jour appelé l'histoire. Et c'est sur les fondations de cette histoire qu'ils construiront des nouveaux futurs.

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